Des visages qui ne représentent pas — ils incarnent.

Ce projet développe une recherche plastique autour du visage comme structure symbolique dans l’environnement urbain. Les figures peintes à grande échelle investissent l’architecture non comme simple surface, mais comme volume incarné. Le mur devient peau ; l’espace devient scène.


Le travail repose sur un vocabulaire formel identifiable : contours chromatiques marqués, aplats saturés, déformations expressives, regards asymétriques. Cette écriture hybride convoque l’esthétique du graffiti, l’iconographie populaire et une tension expressionniste contemporaine.
Chaque figure agit comme un archétype plutôt que comme un portrait. Elle condense des états psychiques et sociaux : vigilance, ironie, marginalité, transformation. La fragmentation chromatique et les contrastes acides produisent une vibration visuelle qui détache la forme du fond, renforçant l’effet de présence.


L’intervention sur des supports variés — mur plan, surface cylindrique, architecture contextuelle — engage un dialogue direct avec le site. Le projet s’inscrit ainsi dans une réflexion sur l’appropriation symbolique de l’espace public et la création d’une mythologie urbaine contemporaine.
Ces figures fonctionnent comme des totems modernes : elles observent, elles incarnent, elles stabilisent un point de tension dans le flux quotidien.


